L’autisme
(Trouble du Spectre de l’Autisme)
L’autisme est un trouble neurodéveloppemental (Trouble du Spectre de l’Autisme) qui se caractérise par une « dyade » de symptômes regroupant deux domaines de difficulté :
- les déficits dans la communication et les interactions sociales ;
- le caractère restreint et répétitif des comportements, intérêts ou activité.
Ces différents symptômes sont toujours présents à des degrés d’intensité variable, selon l’importance du trouble et l’âge de l’enfant/la personne.
Des particularités dans d’autres domaines sont également possibles : trouble intellectuel (30 % des cas à la naissance sur tout le spectre de l’autisme), hypersensorialité, troubles du sommeil et de l’alimentation, troubles de l’humeur et de l’attention,…
Le terme « spectre de l’autisme » exprime la diversité des symptômes, avec, pour l’une des conséquences, la difficulté de poser un diagnostic précis.
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Autisme : Historique et conception
Autisme : Observation et dépistage
Problématique de la communication et des interactions sociales
Les personnes autistes sont susceptibles d’avoir une compréhension limitée du langage verbal. Même les personnes oralisantes éprouvent parfois des problèmes particuliers de communication tels que l’écholalie, l’inversion des pronoms, l’impossibilité d’exprimer des souhaits…
La communication non-verbale peut également être altérée et se traduire par une mauvaise utilisation/appréhension du contact oculaire, des gestes et de l’intonation.
Les personnes autistes peuvent présenter des difficultés plus ou moins importantes dans les relations sociales. Elles ont parfois un comportement pas forcément adapté à la situation qu’elles rencontrent, surtout en cas d’imprévu.
Les enfants avec autisme n’entreprennent pas aisément une démarche active pour entrer en contact avec autrui, même s’ils peuvent accepter les tentatives d’approche et apprécier d’être mêlés aux activités d’autres enfants ou d’adultes.
Champs d'activité
Le comportement des personnes autistes peut présenter une restriction plus ou moins marquée du champ des activités et des intérêts. Cela peut se traduire par des réactions de mal-être face à des changements dans l’environnement, des stratégies d’évitement, des comportements répétitifs et stéréotypés visant à se rassurer.
Ces comportements présentent plusieurs variantes :
- mouvements anormaux et gestes qui peuvent sembler incongrus : balancement d’avant en arrière, tournoiement du corps, marche sur la pointe des pieds, battement des mains et des jambes, grimaces, grincement des dents…
- routines dans le temps ou dans l’espace : par exemple, toujours suivre le même chemin pour aller à l’école, au magasin…
- passions parfois envahissantes pour certains centres d’intérêt (voitures, horaires de trains, mouvement des planètes…).
Quelques chiffres
Si l’autisme concerne officiellement trois à quatre fois plus les garçons que les filles, plus souvent sous-diagnostiquées en raison d’une meilleure adaptation sociale, il ne connaît pas de frontière, ethnique ou sociale. Le niveau de vie familial, le style de vie et le degré d’éducation ne comptent pas parmi les facteurs de possibilité d’autisme.
La prévalence de l’autisme varie entre 1 sur 65 et 1 sur 100 bien que certaines études avancent des chiffres allant jusqu’à 1 personne sur 48.
Paradoxalement, il n’existe pas de statistiques précises en Belgique.

